Je viens d’apprendre que l’association de défense animale Code Animal vient de déposer une plainte auprès du procureur de la République à l’encontre de l’association des Amis du zoo de l’Orangerie pour « non-respect de l’arrêté du 25 mars 2004 relatif à la détention des animaux dans un établissement zoologique ». (lire ci-dessous)

Depuis 2009, j’ai pointé à de nombreuses reprises en séance du Conseil municipal de Strasbourg la nécessité de faire évoluer cet établissement apprécié des strasbourgeois dans ses pratiques afin de lui permettre de se mettre en conformité avec les textes en vigueur. Plusieurs propositions ont été faites en séance sans qu’aucune à ce jour n’ait été suivie d’effets. Ce que je regrette.

La plainte qui a été déposée aujourd’hui est donc la conséquence logique d’une situation difficilement acceptable en termes de non-respect de la condition animale et de sensibilisation des publics, notamment les plus jeunes, à cette question de société et aux enjeux de notre siècle.

Elle est aussi le résultat d’une absence totale de dialogue entre les gestionnaires du zoo et les associations de défense de la condition animale.

En tant que co-président du Groupe des Elu-es écologistes et citoyens de Strasbourg, je souhaite que cette plainte ouvre enfin le débat sur l’avenir du zoo de l’Orangerie à Strasbourg, ses missions et son financement.

Je souhaite donc que la Ville de Strasbourg, principal financeur du zoo de l’Orangerie se saisisse rapidement de cette question, en lien avec les Amis du zoo de l’Orangerie, les associations de défense de la cause animale et les associations régionales de protection de la nature, afin de dégager une issue satisfaisante de tous points de vue et serai particulièrement attentif aux propositions qui seront faites dans ce domaine.

Eric SCHULTZ
Co-président du Groupe des Elu-es écologistes et citoyens de Strasbourg

 

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« Communiqué de presse du 23 octobre 2013 : Une plainte déposée contre le zoo de Strasbourg

L’association de défense animale Code Animal, vient de déposer une plainte auprès du Procureur de la République à l’encontre de l’association « les amis du zoo de l’Orangerie », qui gère le zoo à Strasbourg.

Cette plainte est fondée sur le non-respect de l’arrêté du 25 mars 2004, relatif à la détention des animaux dans un établissement zoologique et sur une violation des articles L.214-1, L-214-2 et L.214-3 du code rural.

Il ressort des enquêtes et des expertises de l’association que les conditions de détention des espèces présentes dans ce zoo, ne permettent pas de satisfaire leurs besoins physiologiques. A titre d’exemple, les paons sont détenus dans une arrière cour, servant de remise de matériel et ce sans aucun espace de verdure, alors que les aras pour leur part ne peuvent même pas voler, faute d’espace.

Maitre Arielle Moreau, avocate de l’association rappelle par ailleurs que cette absence de soins et de conditions de détention conformes au besoins biologiques est susceptible de caractériser l’infraction de mauvais traitements telle que définie à l’article R. 654-1 du code pénal.

Anne-Sophie Ring, en charge du dossier au sein de l’association Code Animal déclare : « Nous nous émerveillons en regardant des animaux sauvages évoluer dans leur milieu naturel, nous reconnaissons la sensibilité de nos animaux de compagnie, et pourtant, nous continuons à en enfermer d’autres dans des cages pour le restant de leur vie. Il est impossible que les animaux du zoo de l’Orangerie puisse exprimer leurs comportements naturels et satisfaire tous leurs besoins biologiques dans de tel enclos ».

De plus, l’association rappelle que le zoo ne respecte pas l’obligation, posée par l’article 2 de l’arrêté du 25 mars 2004, de disposer d’une enceinte d’au moins 1m80 de haut afin de protéger les animaux de tout trouble extérieur.

A ce titre, Code animal demande la fermeture du zoo et la saisie des animaux en vue d’un replacement dans un milieu respectant leurs besoins élémentaires. »