A une semaine du premier tour des élections législatives la situation politique n’a jamais été aussi confuse. Que ce soit à Strasbourg ou au niveau national, le storytelling local lié aux résultats de l’élection présidentielle, les stratégies partisanes et les postures individuelles occupent désormais le devant de la scène médiatique quand ils ne défrayent pas la chronique.

Pourtant, la nécessité absolue de mener des politiques volontaristes à même de répondre à l’urgence écologique et de porter des exigences fortes de justice sociale dans notre pays comme au niveau planétaire n’a jamais été aussi pressante.

Pour qui en douterait, la décision criminelle et irresponsable de Donald Trump de retirer son pays de l’accord de Paris vient nous rappeler à quel point l’enjeu écologique est bel et bien le défi majeur du XXIe siècle, et à quel point écologie et justice sociale sont désormais liés.

En France, les citoyen.ne.s sont manifestement prêt.e.s à relever ce défi.

Si l’on en juge par le développement des mouvements citoyens et associatifs locaux, par le niveau atteint par les candidats dotés d’un programme écologiste au premier tour de la présidentielle (près de 27% des voix) ou par la popularité du nouveau ministre de l’environnement, tout démontre qu’il existe dans notre pays une forte attente en matière d’écologie sociale.

Il appartient aux électeurs et aux électrices de lui donner corps dans les urnes les 11 et 18 juin prochain.

A Strasbourg, plusieurs candidat.e.s se réclamant de l’écologie sociale sont présent.e.s sur les trois circonscriptions : Abdelkarim Ramdane (avec Anny Zorn) et Jean-Marie Brom (avec Martine Kremmel) sur la 1ère circonscription, Leyla Binici (avec Mélanie Goerke) sur la 2e, Floriane Dupré (avec Sébastien Mas) et Christelle Syllas (avec Hugo Cordier) sur la 3e.

Tou.te.s aujourd’hui peuvent prétendre à la légitimité de leur candidature et à la pertinence de leurs propositions. Tou.te.s sont favorables à la fermeture de Fessenheim et à la transition énergétique, tou.te.s sont opposé.e.s au GCO et favorables à la taxe poids lourds… Chacun pourra donc sans difficulté s’y reconnaître et mettre un bulletin écologiste dans les urnes en se disant que chaque bulletin, quel qui soit, viendra d’abord confirmer notre attachement à l’écologie et à la planète et constituera également un avertissement à celles et ceux qui feraient mine de l’ignorer.

En tant qu’élu local et en tant qu’écologiste militant, j’ai choisi de m’engager activement dans la campagne d’Abdelkarim Ramdane et Anny Zorn pour EELV sur la 1ère circonscription de Strasbourg. Je connais leur engagement en matière de justice sociale et de lutte contre toutes les discriminations, de santé, d’environnement et de promotion de l’éthique animale. J’ai le plaisir de les côtoyer depuis plusieurs années et sais à quel point ils sont rigoureux dans leurs engagements attachés à leur ville et à leurs habitants. Ils ont tout mon soutien.

J’ai aussi accepté de faire partie du comité de soutien de Floriane Dupré et Sébastien Mas, candidat.e.s de la France Insoumise sur la 3e circonscription. J’ai eu le plaisir de rencontrer Floriane il y a plus d’un an maintenant et de découvrir la profondeur et sincérité de son engagement en faveur d’une écologie de terrain proche des habitant.e.s des quartiers ou elle travaille. Elle incarne elle aussi à sa manière un renouvellement de l’écologie militante à Strasbourg dont nous avons besoin et sur lequel il faudra compter.

Electeur de la 2e circonscription, je soutiens naturellement Leyla Binici et Mélanie Goerke.

A Strasbourg comme ailleurs, l’écologie sociale est diverse dans ses expressions et dans ses visages. Elle est en train de se renouveler en profondeur. A nous de soutenir ses candidat.e.s dans les urnes en votant pour eux-elles les 11 et 18 juin prochains.

Le temps de l’unité et du rassemblement, nécessaire pour notre avenir commun, viendra demain…